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*Gold Production* présente Double Dragon II Ce film est violent, comme le poing, sensuel comme… le poing ... et con comme la pluie. A ne pas mettre entre toutes les mains. 16 ans accompagné, 18+ avec l’accord écrit de vos parents.
Note : Ce film est une adaptation du jeu Double Dragon (I), pas Double Dragon II, mais comme un film Double Dragon existe déjà, nous profitons habillement de son succès pour amener le spectateur fan de nanars peu regardant vers cette prétendue suite qui ne l'es pas.
Tanoshi Kenzo est Billy Lee Mark Caulfield est Jimmy Lee Écume Cascade est Marion/Marianne Tamara Lehman est Linda Lash, la fouetteuse SM.
ANNEE 199X, NEW YORK (parfois aussi appelée Métro City, vu que personne n’en a plus rien à foutre du scénario et que c’est une ville de transports en commun…)
Depuis la grande guerre nucléaire déclenchée par erreur (l’histoire d’un mec avec un bouton), où les survivants du monde entier ont débarqué aux États-Unis, la grosse pomme n’est plus que l’ombre d’elle-même. Émeutes, crimes et tout le tintouin des films post-apo sont le lot de la cité qui a eu la chance de ne pas péter entièrement à coup de champignons radioactifs. L’ancienne «seule ville d’intellectuels des US» est tombée aux mains des gangs, des zonards et des pommards qui tentent de survivre par des moyens souvent malsains, illégaux ou les deux à la fois. C’est dans ce climat nauséabond que vivaient «deux frères invincibles, deux jumeaux terribles»… l’un blond australien, l’autre asiatique (sans que ça ne leur pose problème parce que tous nos films sont woks et parfois woke et qu’on vous emmerde). Élevé par maître Lee, un aficionados du Sou-Setsu-Ken, un arts martial chinois qui n’existe pas, il leur a transmis toute sa puissance. Puis, à sa disparition, ils sont venus habiter le garage de leur oncle Matin (l’ami du petit-déjeuner), un ancien militaire retraité qui, soi-disant, préfère maintenant la manière douce. Les deux jumeaux bourrés aux stéroïdes, sur-entraînés aux arts martiaux et aux combats à la chaîne de vélo, pas futés pour un sous, squattent donc le garage de leur tonton, qui lui est noir (parce qu’on chie sur la génétique pour les mêmes raisons qu’expliquées précédemment).
Ils frottent et lustrent, comme des débiles fan de tunning, la grosse Bugatti Veyron rouge flambant neuve de l’oncle Matin, ce qui énerve tout le quartier de ce monde post-apocalyptique dans lequel l’argent se fait rare... le luxe et l’essence encore plus. Billy «Le Marteau» Lee, est le cerveau de la bande, il sait changer les bougies sans penser que c’est pour un anniversaire. Il se fringue en vieux jeans bleu troués, parce qu’il pense que ça fait classe. Dans sa chambre, où il tente parfois de peloter, sans succès, sa copine Marianne (95D d’ingéniosité) , il a des posters de toutes ses idoles Bruce Lee, Jet Lee et Chun-Li. Jimmy «Spike» Lee, son frère, bricole avec lui. Malgré son nom, il est bien trop con pour être réalisateur. Il a déjà du mal à trouver le bouton de la lumière. Comme il est trop empoté pour draguer les filles, il est amoureux secrètement de la meuf de son frère. Il tabasse ainsi celui-ci, de temps en temps, sur le ring d’entraînement, pour essayer de la lui prendre, à coup de «Si je gagne cette fois, c’est moi qui la baise», sans se poser la question du consentement. Il s’habille toujours en rouge, parce qu’un jour, il a saigné du nez, et préfère les kimonos, parce que ça fait «plus habillé». Dans sa chambre il a des posters de Donald Trump et Mark Dacascos. Il frémit souvent devant Mark Dacascos. La Matin-mobile brille de mille feux, dans le quartier, ça attise les convoitises. Les deux gars la frottent tellement, entre mecs, que ça énerve bien la copine de Billy: Marianne, qu’ils surnomment «Marion», à la française, sans lui demander son avis, parce qu’il trouve ça mignon, et n’en ont toujours rien à foutre du consentement. Marre de traîner avec ses deux losers finis à la pisse, elle décide alors de se casser, en les laissant avec la caisse. «Va te faire foutre Billy, le jour où t’arrêtera de la frotter avec ton frère, t’aura peut-être droit à me lustrer les pare-chocs!… Et toi, Jimmy, va crever, même dans tes rêves tu me referas jamais le joint de culasse!» hurle-t-elle, ma foi, d’un ton honnête.
C’est à ce moment précis qu’un gros balaise fout un coup de poing dans le ventre de Marianne (parce qu’il trouve qu’à force de gueuler comme ça, ça dérange tout le quartier). Ensuite, M. Propre superbalaise se la lance sur l’épaule (Marianne), comme un connard préhistorique. Alors que les deux frères, qui viennent de terminer d’astiquer la calandre, par les bruits de femme attirés, sortent sur le trottoir d’un pas un peu bloqué par leurs muscles saillants. Mais, de Marianne, il ne reste déjà plus que l’ombre de la culotte, de chez Victoria’s Secret. Ni une, ni deux, ils bandent... leurs poignets et se préparent à bastonner, sans prendre le temps d’aller saluer leur pote et voisin japonnais, «Alex» Kunio, trop occupé avec son sac de frappe. Devant eux, se déroule la rue, la sombre, celle des gangs, et surtout des centaines de motards tarés, les Guerriers «Killers» Noirs, la bande sauvage du mystérieux Shadow Boss de l’Ombre, la ténébreuse bande qui domine la ville et celle du con qu’a kidnappé Mari-anne/on.
Mais déjà résonne «Boulbi» de Booba: «Bordel quand on rentre sur la piste...», le son résonnant dans toute la rue vient indiquer qu’il est temps d’affronter le gros Abobo, qu’on a surnommé «A bobo» après ses méfaits dans la cour, à la maternelle. Le type est un peu le colosse de la bande, 2 mètres de long sur 2 mètres de large, une piste d’atterrissage pour moucherons sur la tête. Les pom-pom girl arrivent en masse pour soutenir les frères «L.E.E …. Leeeeeee!» crient-elles, avant d’ajouter: «A...B...O...B...O....T....P... A....B...O...... Abobo, t’es pas boooooo!». «On va t’péter le coccyx à 3 parce que t’es trop balaise...» enchaîne la musique. Après 3 ou 4 coups manqués, Billy n’hésite pas à lui péter la mâchoire en concluant «A bobo à les dents?». Les restes du visage d’Abobo ornent la rue tels les restes de barbac’ sur une plancha non nettoyée. S’en est fini du gros Steack.
Puis défilent les rues. Pim, pam boum, Paf, shlack, pif.
Des gros mecs qui font Fliiizzzz, des chaînes de moto qui font whhhhiiiip, des tonneaux d’essence qui font boooong…
WIP ! CLIP ! CRAP ! BANG ! VLOP ! ZIP SHEBAM ! POW ! Ça pète de partout. Une démonstration très physique que l'énergie et la masse d'un objet sont intrinsèquement liées à la vitesse de la lumière, comme facteur de proportionnalité (autrement dit E=mc², pour les intellectuels).
Alors que les frères continuent leur chemin dans la félicité, en pétant des crânes, plantant des têtes dans des poteaux électriques ou fracassant des cages thoraciques avec tact, au détour d’une rue sombre, Billy est fouetté en plein dos, sur son beau tatouage de Dragon vert de jade. Déchirant son logo du groupe «Scorpions» présent sur sa veste en jean, traversant l’encre puis les tissus adipeux, Billy hurle de douleur tandis qu’une gerbe de sang envahi l’écran. Le rire sardonique de Linda Lash, la dominatrice la plus tarée du gang des Guerriers Noirs invective déjà son frère: «Alors les gars, vous voulez récupérer Marianne? Jimmy, elle n’a pas d’importance pour toi… tu veux pas plutôt jouer avec mon gros lasso?» Et alors que la dentelle noire de sa jupe fendu retombe sur ses jarretelles résillées, pendant que le sang encore frais de Billy se tord de douleur au sol, la température semble monter dans le corps de son frère, qui devient aussi rouge que son kimono. Sans qu’on sache s’il parle de la situation de son frère ou de l’état de son chibre, Jimmy se contente de répondre «Dur!» à la sadomaso. Ce laps de temps permet à son frère de la frapper dans le dos, à son tour, pour la désarmer. «Hum… par derrière? J’aime encore mieux ça! Te laisse pas déconcentrer, je pourrais bien récupérer mon fouet plus tôt que tu ne le penses...» minaude Linda. Alors que Jimmy tente de lui attacher les mains dans le dos avec son fouet, il prend un coup de coude redoutable en plein menton. La furie se déchaîne, lacérant les deux débiles en fouettant à tout va autour d’elle. Elle émet un miaulement laudatif à chaque coup donné comme chaque coup reçu, nous faisant ainsi comprendre que le combat, comme l’histoire, ne faisait que commencer...
/…...Pitch!.../ /…………….Pak!…./ /…………………...Bouing!…../ /… /
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Dans ce film, vous comprendrez comment commencèrent les aventures des deux frères les plus célèbres de la bande d’arcade. Comment ils fondèrent le «Daburu Doragon Dojo», afin de permettre aux bourgeois honnêtes qui aiment polisher leurs caisses, comme eux, de le faire en paix, sans se faire agresser par les gangs. Sur une musique de Jaime Ellis qui revisite les 80's et avec des phrases telles que «Mais tu croyais vraiment qu’un asiatique pouvait être ton jumeau? Gniac Gniac gniac gniac...», Double Dragon II est un enchantement auditif qui, vous en serez sûr dès la sortie de la salle, nécessitera sûrement une suite tellement le scénario est d’une complexité titano-galvanique.
Hadjime! ![]()
Sorti le 31 janvier 2071 (Semaine 3448) Entrées : 7 533 925 url : http://www.cinejeu.net/index.php?page=p&id=54&unite=fenetre§ion=vueFilm&idFilm=26646 |